Les transats se décident souvent sur des nuances infimes.  Les grands marins n’oublient jamais cette règle. Le mental n’est jamais de l’ornement. Il est l’outil déterminant dans les moments où “le tableau de marque” ne sourit pas à l’instant T. La course au large, depuis toujours, offre ses accès de justice poétique à ceux qui tiennent le fil. Ce duo-là a cette fibre en ADN : l’endurance intérieure. « Oui, les bateaux de tête ont un peu fait le break. De notre côté, on récupère du vent, mais pas encore avec la même densité qu’eux », a précisé la Finistérienne. Et c’est précisément pour ça qu’il faut, ici, croire. Pas croire “au hasard” mais croire au mouvement. Au fait que l’océan a encore une multitude de cartes à distribuer. « Rien n’est figé. Dans ce régime, ça peut vite se ré-ouvrir. Une bascule, un grain, un décalage… et tout peut rebouger. Il y a toujours des surprises possibles. » Alors ils avancent avec la posture d’un binôme qui se bat pour une victoire. Parce que c’est exactement ainsi que l’on devient dangereux. Et que l’on revient. « On navigue comme si on était dans la tête de flotte, avec la même intensité, les mêmes exigences, les mêmes prises de décision, et la même dynamique positive. »

 

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