La vitesse, les gerbes d’eau en permanence, les plantés dans les vagues imposent toujours de vivre à l’intérieur du bateau. La chaleur et l’humidité, elles, ne font qu’amplifier l’épreuve. « Je m’y suis faite. Je regarde l’arrivée en Martinique comme un vrai objectif, ça me tire vers l’avant. » La dynamique sportive, elle, ne se rompt pas : depuis hier, Association Petits Princes – Quéguiner est revenu à moins de 50 milles de Sam Davies et Violette Dorange : un signe objectif que la machine continue d’avancer juste, malgré la configuration dégradée. « Les estimations nous mettent moins de deux jours de la ligne. Ça fait plaisir. On n’est plus très loin. » Le compteur devient outil de gestion des ressources. Et mentalement, Elodie est droite : « Je garde le moral. Je prends ça comme un nouveau challenge. » Ce qu’elle est en train de faire, là, maintenant - apprendre son IMOCA seule dans le money-time d’une transat - est colossal. Elle trace. Elle avance. Jusqu’au bout.

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